APPORT DES RECYCLEURS EN CIRCUIT FERMÉ

À LA PLONGÉE LOISIR ET À LA PLONGÉE TECHNIQUE
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L'utilisation régulière d'un recycleur de type Buddy Inspiration m'a conduit à réfléchir à l'apport du circuit fermé à la plongée loisir et à la plongée technique. J'ai séparé plusieurs thèmes régulièrement mis en avant en faveur du circuit fermé ou bien utilisés pour le décrier : l'encombrement, le coût d'utilisation, le temps de gonflage, la décompression et le plaisir propre au monde sans bulle.
 
Le poids et l'encombrement de la configuration :
 
Quelques remarques préliminaires à propos de ce chapitre :
En circuit fermé il est indispensable d'avoir accès rapidement à un deuxième étage en circuit ouvert en cas de mauvais fonctionnement du recycleur. Ce détendeur peut-être un détendeur-inflateur de la bouée dorsale (dans mon expérience, cet engin est peu fiable et peu confortable), un détendeur relié au circuit moyenne pression du diluant, ou bien un détendeur intégré dans l'embout du circuit-fermé : ces options n'alourdissent pas la configuration.
Les comparaisons de configuration en circuit ouvert ne s'adressent évidemment pas à ceux qui pensent encore que l'on peut plonger en toute sécurité à cent mètres avec comme seul équipement un gros bloc équipé d'un détendeur unique et comme seul mélange de l'air.
Un bloc de 12 litres gonflé, équipé d'une stab et d'un ou deux détendeurs pèse entre 18 kg (acier, 200 bar, long) et 23 kg (acier, 230 bar, court). Le Buddy Inspiration, prêt à plonger avec une plaque en ABS ou un harnais, et les deux blocs de trois litres gonflés, pèse environ 33 - 34 kg, soit le poids d'un bi-bouteille 2x10 litres (acier, 200 bar) gonflé et équipé d'une stab et de deux détendeurs, et moins qu'un bi-bouteille 2x12 litres gonflé et équipé. Un bi-bouteille 2x15 litres (acier, 230 bar) gonflé et équipé, pèse 46 à 50 kg. Avec une plaque dorsale en acier il faut rajouter 2 à 3 kg, sur le Buddy ou sur un bi-bouteille.

Donc, en configuration "simple", avec un vêtement humide et un bloc de 12 litres équipé pour des plongées jusqu'à 30 ou 40 mètres, le Buddy paraît bien encombrant. Néanmoins, son autonomie est celle de la cartouche de chaux, soit au moins 4 heures de plongée dans ces conditions, c'est-à-dire l'équivalent de 4 blocs de 12 litres à transporter... Nous reviendrons également sur le calme, l'optimisation de la décompression et le contact avec la faune propres aux circuits fermés.

En circuit ouvert et en configuration "espace lointain ", le bi-bouteille léger (2x8 ou 2x10 litres) s'impose à la raison pour le volume de gaz et la redondance qu'il permet et donc la sécurité qu'il apporte à ces plongées entre 40 et 70 mètres réalisées au mieux au trimix. Un troisième bloc de nitrox 80 % ou d'oxygène pur permet de sécuriser la décompression. Avec le Buddy, à ces profondeurs, le volume de gaz contenu dans la bouteille de diluant (3 litres) ne permet pas d'assurer une remontée en circuit ouvert, aussi est-il également indispensable de descendre avec un bloc supplémentaire sur lequel est installé un détendeur, permettant une remontée et une décompression de secours en circuit ouvert en cas de problèmes avec le circuit fermé. La taille de ce bloc dépend alors de la durée de la décompression prévue; sur ce bloc également peut être connecté l'inflateur du vêtement sec.

En configuration "plongée profonde", au-delà de 70 mètres, le bi-bouteille lourd (2x10 à 2x15, voire plus selon la profondeur atteinte) gonflé au trimix, est indispensable en circuit ouvert, associé à deux blocs de décompression, un trimix plus léger en hélium que le mélange fond et un nitrox, ou bien deux nitrox de richesse en oxygène différente. De l'oxygène devrait également être disponible en narghilé à six mètres. Cela fait trois ou quatre gaz distincts à préparer. En recycleur, l'encombrement de base ne dépend pas de la profondeur. Je ne discute pas ici la plongée en recycleur avec deux diluants pour accélérer la décompression; je donne quelques éléments de réflexion à ce sujet au cours de la préparation des plongées sur le Dornier 24. Donc de quelques mètres à plus de cent mètres, vous comptez en première intention sur le mélange et l'oxygène disponibles dans vos deux blocs de trois litres du recycleur, pour toutes les phases de la plongée, de l'entrée à la sortie de l'eau. Il faut néanmoins envisager l'émergence d'un problème majeur avec le recycleur et emporter par souci de redondance élémentaire, de quoi remonter et effectuer une décompression en circuit ouvert. Cela impose donc également de chaque coté un bloc de 7 à 12 litres, selon la profondeur et la durée de la plongée : un trimix fond et un nitrox. La fin de la décompression dans cette situation de procédure palliative (bail-out en anglais), peut également profiter de l'oxygène in-bord dans le bloc de trois litres si vous y connectez un détendeur avec la prudence d'y intercaler une vanne de sécurité pour éviter qu'une fuite ne vous vide par surprise l'oxygène indispensable à votre recycleur (photos dans " modifications"). Dans cette configuration, plus la plongée est profonde et longue, plus l'avantage en encombrement est au recycleur. De plus, cette configuration restant identique quelle que soit la profondeur, vous y êtes toujours parfaitement adapté. Par ailleurs, l'économie de temps de gonflage est considérable puisque seuls les blocs de trois litres perdent 30 à 40 bars, et le bloc latéral de nitrox n'est éventuellement entamé que par le gonflage du vêtement sec. Mais si on monte un troisième petit bloc de deux ou trois litres gonflé à l'air pour le vêtement sec et la stab, fixé sur une glissière sur le recycleur (photos dans "air circuit"), les blocs de secours ne sont pas du tout entamés.

 
 
Coût des plongées et temps de gonflage :
 
Pour les calculs de consommation j'ai utilisé le logiciel V-Planner qui conduit à des décompressions nettement plus courtes que d'autres logiciels. Il s'agit donc d'une consommation minimale puisque souvent les résultats de V-Planner sont extrapolés et les déco "brutes" sont majorées. En ce qui concerne le prix de l'oxygène et de l'hélium, j'ai là aussi considéré les valeurs minimales disponibles sans tenir compte du prix du service de gonflage. Ces valeurs sont de 7 € par m3 d'oxygène et de 11 € par m3 d'hélium. En individuel, ces prix sont plus élevés, et plus ils sont élevés plus la différence est en faveur du circuit fermé. En circuit fermé, la consommation moyenne est de 20 à 40 bar de diluant et d'oxygène selon la profondeur et la durée de la plongée, soit 60 à 120 litres de chaque puisque les blocs du Buddy font trois litres chacun. Pour les plongées en circuit fermé, il faut également compter l'usure des cellules oxymétriques. Celles-ci coûtent chez les grossistes environ 85 € (on peut les trouver à 60€). Comme elles durent à peu près 18 mois, cela fait approximativement 1 € par cellule par plongée, soit 3 € au total par plongée.
 
Jusqu'à 40 mètres, avec un bloc de 3 litres de diluant d'air gonflé à environ 200 bar et un bloc de 3 litres d'oxygène plein également à 200 bar, il est largement possible d'effectuer en toute sécurité 4 plongées d'une heure à l'issue desquelles il sera nécessaire de changer la cartouche de chaux et de remplir les blocs. Ces quatre plongées vont coûter au total 300 à 500 litres d'air (gratuit en général), la même quantité d'oxygène (2 à 4 €) et 2,5 kilos de chaux (12 €), 12 € de cellules, soit par plongée 7 € de consommables. Il n'y a entre ces plongées aucun gonflage nécessaire; juste une vérification du bon état de la cartouche de chaux.
 
Entre 40 et 70 mètres, la situation est intermédiaire. En circuit ouvert il est encore possible d'accéder à ces profondeurs à l'air, même si au-delà de 55 mètres, rajouter un peu d'hélium est préférable. En revanche, en circuit fermé, passé les 50 mètres, il est dangereux de descendre avec de l'air comme diluant à moins de vouloir expérimenter le "nitrogen enriched air" et d'atteindre des profondeurs équivalentes nettement supérieures à la profondeur réelle. J'apporte quelques éléments de réflexion à ce sujet dans la page "choix des mélanges". Nous allons reprendre l'exemple d'une plongée de 25 minutes à 65 mètres. En circuit ouvert, avec un mélange fond de trimix 18/30 et un mélange déco de nitrox 40, vous consommez 1600 litres d'hélium et 700 litres d'oxygène si vous maîtrisez bien le gonflage par pression partielle. Si vous sécurisez la déco avec un narghilé d'oxygène à 6 mètres, la conso d'oxy va passer à 1000 litres. Cela va donc vous coûter environ 25 € de gaz. En circuit fermé, vous allez consommer 120 litres de trimix et 120 litres d'oxygène soit moins de 2 € de gaz, 3 € de cellules et une cartouche de chaux que vous pourrez réutiliser pour une plongée identique, soit un coût de 11 €. L'économie est d'une quinzaine d'euros en théorie, en pratique plutôt 20 à 25 €. Pas grand chose mais vous gagnerez aussi sur le temps à la plage en fin d'après-midi en échappant au gonflage. Nous y reviendrons.
 
Au-delà de 70 mètres, nous allons prendre l'exemple d'une plongée de 15 minutes à 100 mètres avec en circuit ouvert les mélanges trimix 13/55 au fond, trimix 20/25 en travel et premier gaz de déco, puis nitrox 50 % en deuxième gaz de déco et oxygène pur au narghilé. Cette plongée va vous faire consommer 7 m3 de gaz au total dont 1050 litres d'oxygène, 2750 litres d'hélium et le reste en air l0 encore si vous vous débrouillez bien avec vos pressions partielles. Cela fait environ 38 € de gaz consommé. L'utilisation d'air en travel et premier gaz de déco à la place du trimix 20/25 permet une économie d'hélium de l'ordre de 4 € mais pénalise la qualité de la décompression. La même plongée en circuit fermé vous coûtera 3 € de cellules, 120 litres de trimix 8/62 et 120 litres d'oxygène, soit moins de 2 € de gaz, 12 € de chaux neuve, qui peut vous resservir pour une ou deux plongées à moins de 40 mètres, mais qui doit être changée si le lendemain vous redescendez à 100 mètres. Ces plongées profondes imposent de la chaux neuve. Le coût du gaz utilisé pour le vêtement sec est faible. Donc cette plongée en circuit-fermé vous coûtera entre 11 et 15 €. L'économie est donc en gros de 25 €. En pratique, compte tenu des prix réels pratiqués au détail et du service, l'économie est plutôt de 35 à 40 €. Plus la plongée est profonde et longue, plus l'économie est substantielle. Un gain plus appréciable est le repos gagné sur le gonflage : 6,5 m3 de trois gaz différents à mixer en fin de journée, à multiplier par le nombre de plongeurs en circuit ouvert, cela fait beaucoup de temps et de manipulations. En circuit fermé, avec vos deux blocs pleins, vous pouvez réaliser deux voire trois plongées sans avoir à les recharger. Et là encore, le rechargement consiste en un simple transvasement à partir d'une B 50 d'O2 et d'un bloc de 10 à 15 litres de trimix 8/62 qui vous sert de "nourrice". Sur une semaine de plongée profonde vous pouvez aussi éviter le rechargement en emportant un bloc de 3 litres supplémentaire de trimix et un autre d'oxygène. Bref, vous allez pouvoir profiter de vos fins de journée sans avoir à manipuler des blocs lourds et ne pas vous soucier de la qualité de vos mélanges; tous vos gaz de la semaine sont préparés et vérifiés par avance. Il vous faudra tout de même dix minutes pour changer votre chaux et rincer votre appareil qui nécessite plus de soins que les 40 kg d'acier d'un bi-bouteille.
 
 
Temps de décompression et optimisation de la décompression :
 
Un des avantages inhérents à la plongée en circuit fermé avec contrôle électronique de la PPO2 est la respiration d'un mélange dont la PPO2 reste constante quels que soient vos changements de profondeur.Cela ne signifie pas pour autant qu'en cours de plongée vous ne puissiez pas modifier cette valeur, bien au contraire vous augmenterez la valeur de la PPO2 lors de la décompression. Cette augmentation de la PPO2 lors de la remontée s'accompagne parallèlement d'une réduction du pourcentage des gaz neutres du diluant dans le mélange respiré. Cette élimination du diluant s'effectue de façon très progressive, sans re-saturation en gaz neutre comme cela est courant lors des changements de mélange en circuit ouvert. Je propose quelques éléments de réflexion sur les PPO2 à adopter lors des différentes phases de la plongées dans la page "choix des mélanges". Dans les exemples qui suivent j'ai utilisé le logiciel V-Planner et des set-points de 1,0 bar pour le temps de fond et de 1,3 bar pour la remontée et la déco au-dessus de 60 mètres. Pour les exemples qui suivent, la déco en circuit fermé peut être raccourcie si vous utilisez une PPO2 de fond de 1,3. Bien que cela soit la valeur programmée par défaut dans le Buddy Inspiration je recommande vivement de rester à une PPO2 autour de 1 bar pour la phase de fond. Vous pouvez également encore réduire la durée de la déco en circuit fermé en appauvrissant le mélange en hélium pour obtenir une plus grande profondeur équivalente à l'air. Je conseille de ne pas dépasser une PEA de 30 mètres en circuit fermé, même si toutes ces précautions vous rallongent la décompression de quelques minutes. Le paramétrage de V-Planner m'est personnel aussi est-il possible que vous ne trouviez pas tout à fait les mêmes résultats. Néanmoins cela ne change rien à la durée relative des décompressions.

Pour les plongées jusqu'à 40 mètres la décompression en circuit fermé est incomparablement plus courte et de meilleure qualité qu'en circuit ouvert à l'air. En revanche, elle sera équivalente à celle obtenue avec un nitrox ne dépassant pas au fond 1,45 bar de PPO2. Prenons l'exemple d'une plongée de 30 minutes à 30 mètres. A l'air, la décompression va durer 34 minutes. En nitrox 30 elle va être raccourcie à 9 minutes et en circuit fermé elle est de 10 minutes.

Entre 40 et 70 mètres, pour la plongée de 25 minutes à 65 mètres avec au fond du trimix 18/30 et en déco un nitrox 40, la déco va durer 64 minutes. Avec un narghilé d'oxygène à 6 mètres elle ne dure plus que 52 minutes. Une remarque en passant qui illustre la diffusion rapide de l'hélium : si vous faites cette plongée avec de l'air et du nitrox 40, la déco sera de 75 minutes. En circuit fermé avec un diluant trimix 10/50 (héliair 50%) la déco sera de 60 minutes.

Au-delà de 70 mètres, reprenons l'exemple de la plongée de 15 minutes à 100 mètres avec en circuit ouvert du trimix 13/55 au fond, trimix 20/25 en travel et premier mélange de déco, nitrox 50 puis oxygène pur. La durée de la décompression est alors de 65 minutes. En circuit fermé avec un seul diluant 8/62 (héliair 62%), la durée de la déco est de 85 minutes. Soit 20 minutes de plus qu'en circuit ouvert ! Et oui, le temps économisé au gonflage vous le passerez sous l'eau. Vous pouvez raccourcir de 15 minutes la déco en circuit fermé en utilisant votre nitrox de secours comme diluant à partir de 40 mètres. Cela a à mes yeux beaucoup d'inconvénients et de risque que j'explique dans la page "choix des mélanges". Si vous êtes à dix ou quinze minutes prêt sous l'eau, il ne faut pas faire ce type de plongée. Donc pour sortir de l'eau avec les copains il y a deux solutions: soit vous raccourcissez de quelques minutes votre temps de fond, soit vous patientez en décompression à quatre mètres sous la surface pendant qu'ils remontent tranquillement sur le bateau et vous faîtes surface quand le dernier est à bord. Mais dans mon expérience vous en trouverez toujours un qui vous attend et qui est content de prolonger avec vous sa déco pour ménager son épaule douloureuse.

 
 
Plaisir aquatique du circuit fermé :
 
Je ne suis pas photographe et par conséquent je n'avais pas porté une grande attention à tout ce qu'avaient écrit nos prédécesseurs sur l'approche de la faune en circuit-fermé (déjà Hans Hass il y a soixante ans... ). C'était une erreur ! La révélation a été brutale, la claque a été encore plus violente que lors de ma première immersion avec un bloc sur le dos il y a plus de vingt ans. Les rôles sont inversés, de curieux, vous devenez curiosité, de prédateur vous devenez paysage. Des mérous de La Gabinière aux énormes Napoléon de Ras Mohamed en passant par les raies de tous les tropiques, ils sont tous là, à un mètre de vous. Non ! A dix centimètres ! Plus jamais vous ne quitterez votre embout sans bulle. Vous découvrez le monde de la plongée, loin des bulles loin des bruits. Le monde du silence, enfin. S'y associe un réel sentiment d'apesanteur, puisque même les poumons complètement vidés vous ne coulez pas, l'équilibre reste parfait. Les gaz circulent entre les vrais et les faux poumons sans modifier votre flottabilité. Là est le vrai secret du circuit fermé : la magie qui s'opère entre vous et le milieu aquatique. Seul la présence des autres plongeurs en circuit ouvert vous rappellera que vous êtes en plongée. Le vacarme de leurs détendeurs et de leurs bulles deviendra vite insoutenable, surtout quand ces bulles, provenant de plongeurs aux paliers plus bas, vous pousseront vers la surface. Mais taisez-vous donc un instant ! Arrêtez de respirer ! Cette différence fondamentale justifie largement à mes yeux les précautions et l'apprentissage technique qui entourent l'utilisation des circuits fermés.
 
 
Conclusion

J'ai essayé de résumer ces comparaisons dans le tableau suivant. Il est bien évident qu'il s'agit d'un essai de généralisation et que cet exercice se heurte à la multiplicité des cas individuels. Aussi trouverez vous toujours des situations particulières qui contredisent ce tableau. En revanche, l'absence de bulle et l'apéro au bord de l'eau en regardant les copains gonfler dans le vacarme, resteront une caractéristique immuable des circuits fermés.

       
 

Comparaison circuit fermé (CF) versus circuit ouvert (CO)

  Jusqu'à 40 m De 40 à 70 m Au-delà de 70 m
       
Configuration + lourd équivalent - lourd
Coût équivalent moins cher de 20 € moins cher de 40 €
Décompression - longue qu'à l'air
équivalente au nitrox
équivalente + longue
Plaisir Dans tous les cas, le vrai monde du silence...
Gonflage Dans tous les cas incomparablement moins long
       
       
Stéphane Havard. Mai 2002.